Un peu d'histoire
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“Ecrire l’histoire est une façon comme une autre de se libérer du passé.”
Johann Wolfgang von Goethe
Le Pays Loudunais
La terre de nos aïeux
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Le Pays Loudunais situé dans la partie nord du département de la Vienne regroupe 52 communes. Ce territoire du département faisait partie historiquement du Saumurois (sénéchaussée de Saumur) et de la province d'Anjou jusqu'à la révolution française. De nombreux dolmens, tumulus et villas attestent de la présence humaine du Néolithique aux premiers temps chrétiens dans la plaine Loudunaise. Lors des guerres de Cent Ans, le Pays Loudunais, enserré entre l’Anjou et l’Aquitaine, conquêtes anglaises, se bat pour la couronne de France grâce à un système de défense exceptionnel autour de la forteresse de Loudun. Les seigneurs Loudunais, aidés de Du Guesclin, résistent. De nombreux édifices militaires et religieux témoignent aujourd’hui encore de cette période héroïque. A partir du XVe siècle, l’architecture du Loudunais va profondément se modifier. Les châteaux militaires, tels que Ternay ou la Roche-du-Maine, s’agrémentent de superbes ornements. De très belles demeures s’élèvent château de la Jaille, de Verrière, du Bois Rogues ou de Purnon. Les guerres de religion viennent rompre ces temps de paix et de prospérité. De nombreux édifices religieux vont être pillés, voire détruits. Dans la plaine de Moncontour, de sanglantes batailles entre les troupes de l’Amiral de Coligny et du Duc d’Anjou vont faire des milliers de morts. En dépit de ces heurts, la ville de Loudun prospère et au début du XVIIIe compte près de 20 000 habitants, dont plusieurs ont acquis une certaine célébrité. Parmi eux, Théophraste Renaudot, fondateur de la presse. Ville heureuse, Loudun va connaître une dure épreuve avec l’ordre signé par le roi Louis XIII de démolition du château en 1628. Autre événement majeur : le long procès de sorcellerie qui va mener au bûcher un prêtre âgé de 44 ans, Urbain Grandier. Avec la ruine du château, le déclin de Loudun commence. La révocation de l’édit de Nantes entraîne le départ de près de la moitié des habitants de la ville. En 1790, le pays Loudunais est rattaché au département de la Vienne devenant ainsi zone de transition entre le Poitou, la Touraine et l'Anjou.
Le patrimoine du pays Loudunais, est un trésor précieux qui témoigne de l'histoire riche et variée de cette région. Chaque pierre murmure son passé. chaque rue, chaque chemin, vous amène vers une autre histoire. Des vestiges préhistoriques aux édifices modernes, en passant par les châteaux médiévaux et les églises renaissance, le pays Loudunais est un livre ouvert qui vous offre un voyage fascinant a travers les siècles... Il y a des hasards qui ressemblent a des rencontres et des rencontres qui deviennent des évidences. Le jour ou j'ai découvert ce pays, je me suis trouvé. J'aime dire que je suis né deux fois, tout ce que j'ai fait dans ma vie, toutes mes découvertes, toutes mes rencontres, m'ont amené ici. Alors j'ai compris... l'important, c'est pas le but, c'est le chemin.
Les Loudunais nos ancêtres
L'histoire de nos aïeux
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Aujourd’hui les Loudunais, sont poitevins bien sûr mais l’ont-ils toujours été ? Ils sont de ce pays de Loudun, écartelé entre l'Anjou, la Touraine et le Poitou, qui a gardé, en fait, une identité propre. Cette région profondément marquée par cette triple influence est trop souvent méconnue.
Au nord du département de la Vienne, le Pays Loudunais se trouve être à un carrefour de territoires situés à la limite de deux autres provinces, la Touraine et l’Anjou. Le sud du Pays Loudunais est plutôt tourné vers l'agglomération poitevine, le canton des Trois-Moutiers est déjà un peu Saumurois, tandis que le nord-est du Pays Loudunais est tourné vers l'Indre-et-Loire (le Chinonais et l'agglomération tourangelle).
Il y a deux pays Loudunais, celui des bourgs poitevins, parfois fortifiés autour de leurs vaillantes églises romanes, et celui des doux hameaux angevins blottis dans les vignes, et les blés, creusé dans le beau tuffeau blanc. De cette dualité devenue union est née une des plus formidables légendes....le pays de Loudun qui hésite toujours entre le Poitou et l'Anjou.
Le Loudunais demeure historiquement détaché du Poitou, en effet même si au IXème siècle le pays appartient aux comtes de Poitiers, dépendant du duché d’Aquitaine. Au Xème siècle, Geoffroy 1er, comte d’Anjou, y développe la puissance et l’influence du comté d’Anjou en reprenant le Loudunais, le Mirebalais et Thouars à l'Aquitaine, il s'y implante aux dépens du Comte de Poitiers. Le fils de Geoffroy, Foulques Nerra, y construit, vers 1028, un château à Loudun.
Au début du XIIIème siècle, Philippe Auguste reprend Loudun aux puissants Plantagenêt, Il établit également un bailliage Royal et une Cour de Justice souveraine, donnant ainsi au Loudunais, un statut de Province Royale. Lors des guerres de Cent Ans, la province du Loudunais, enserré entre l’Anjou et l’Aquitaine, conquêtes anglaises, se bat pour la couronne de France. Elle résistera aux Anglais.
Sous l’Ancien régime, le Saumurois s'enfonce dans le Poitou actuel, englobant la province du Loudunais, jusqu'au Mirebalais au Sud. Donc du Xème au XVIIIème siècle les Loudunais étaient angevins. Mais le Loudunais étant une zone frontalière entre les territoires de l’Anjou, de la Touraine et du Poitou, nos ancêtres, sont souvent issus d’un brassage de ces trois régions. Même si la consanguinité, est souvent assez forte dans cette région, En effet on remarque de nombreux implexes quand on fait de la généalogie dans cette région. D’autres sont venus de plus loin, certains de mes ancêtres venant de Vendée, ont traversé l’actuel département des Deux Sèvres pour s’établir dans le Loudunais.
Ces divisions et rattachements administratifs, qui coupaient artificiellement, des populations très proches, créèrent durant 8 siècles, des courants d’échanges qui eurent des effets linguistiques durables. On y parle le patois Poitevin bien sûr, mais aussi le tourangeau et l’Angevin, et parfois même un mélange des trois.
Jusqu’à la Révolution, le Loudunais a regardé vers l’Anjou et la Touraine. C’est en 1790, lors de la création des départements français, que le Sud Saumurois (sénéchaussée de Loudun et pays Mirebalais dépendants du gouverneur de Saumur, partie méridional de l'Anjou) est rattaché au département de la Vienne. Le Loudunais, s’est tourné alors vers le sud et vers Poitiers. Il retrouve ainsi ses origines poitevines, puis en 2016 avec le redécoupage des provinces son rattachement a la nouvelle aquitaine.
Jusqu’à un passé fort récent, aux yeux des érudits, puis des chercheurs, cette zone aux confins du Poitou, de l’Anjou et de la Touraine, ne présentait pas une originalité suffisante, pour faire l’objet d’une étude particulière. Est-ce la raison pour laquelle la plupart des historiens n’ont pas forcément approfondi leurs recherches sur cette région ?
La bonne ville de Loudun, qui est le centre de gravité de cette région, avec ses blanches maisons en tuffeau, qui s’établissent autour de sa colline et sa forteresse historique, unit tous les composants du pays Loudunais
Michel Lecomte © 2026 tous droits réservés